Chères économies

Vienne va remplacer son éclairage public pour faire des économies d’énergie ici. Les dites économies étant financées en partie par ViennAgglo, donc financées par VOUS, habitants de Reventin-Vaugris. Vous allez seulement « bénéficier » des dépenses pas des « économies ». C’est la magie des subventions.

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Commentaires

Cela fait quelques jours que je voulais publier les commentaires qui suivent, mais mon matériel informatique en a décidé autrement avec des pannes successives. Pour des raisons de santé, j’ai manqué les deux premiers conseil municipaux de la nouvelle équipe, par contre j’étais présent à celui du 13 février.

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Science of stupid

Il existe une émission TV intitulée « Science of stupid ». L’émission démontre, à l’aide de vidéo gag, les conséquences de certaines lois physiques lorsqu’elles sont ignorées.

Il faut croire que nos politiques n’ont rien compris des expériences passées, ils recommencent le scénario des années 70, en imaginant que réduire la tension électrique va significativement réduire la consommation électrique. L’expérience montre que cela ne marche pas, mais il faut continuer. Ils sont prêts pour participer à l’émission.

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Brexit

Très clairement, si j’étais anglais j’aurais voté pour le Brexit. Notre liberté n’est plus en danger, nous n’avons plus de liberté. Nos dirigeants ne reconnaissent plus le suffrage universel, aussi bien Jean-Claude Junker (voir citation ci-dessus) que Nicolas Sarkozy qui a ignoré le referendum du 29 mai 2005 et fait ratifier le traité de Lisbonne par les députés et les sénateurs.

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Commerces de proximité

Les clients tuent les commerces de proximité

Publié le 27 juillet 2015 dans Économie générale

Par Jean-Baptiste Noé

Consommation supermarché (Crédits Markus Schoepke, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Pourquoi toujours incriminer les grandes surfaces et les complots des ententes illicites ? Pourquoi penser que les commerces de proximité, les petits magasins des centres-villes, sont meilleurs que les grands ensembles commerciaux ? Si les supermarchés se développent, si les petits magasins ferment, c’est que les clients préfèrent les premiers et délaissent les autres. Ce sont les clients qui font vivre les magasins, ce que se refusent de reconnaître ceux qui ne comprennent pas que l’économie repose d’abord sur la liberté des individus. À moins de vouloir construire par la coercition une société idéale.

rené le honzec mort du petit commerceC’est tout le drame de l’aménagement urbain. Bien sûr la population aime les commerces des centres-villes. Elle veut des centres piétonniers, tellement plus agréables pour se promener, des boutiques qui, sans être luxueuses, ont de la tenue, des commerces de bouche où les étals sont beaux et variés, et les produits de qualité. Dans la pratique, les mêmes veulent pouvoir se garer facilement, ce qui exclut les zones piétonnières, avoir des produits au meilleur prix, et pouvoir trouver l’ensemble de ce dont ils ont besoin dans un seul et même magasin, sans avoir à additionner les crèmeries et les boucheries pour remplir leur caddie. On aime les commerces de proximité pour la convivialité qu’ils procurent ; mais on préfère faire ses achats sur internet, parce que cela fait gagner du temps, et que l’on y trouve plus facilement des produits variés et moins chers. Entre ce que l’on désire et ce pour quoi l’on opte, il y a un écart grandissant.

C’est ainsi que se développent les centres commerciaux. Plan De Campagne, la plus grande zone commerciale d’Europe, attire toujours autant. C’est tellement pratique de pouvoir se garer gratuitement, de tout trouver à portée de main, et de déambuler dans des endroits qui sont de plus en plus agréables. Les Quatre Temps, à la Défense, valent bien, pour le décor et l’ambiance générale, une rue quelconque de Paris. La consommation a ceci de terrible qu’elle révèle la réalité des choses. Dans la crise actuelle des éleveurs de bœufs et de cochons, on a vite fait de stipendier la responsabilité des distributeurs et leur cupidité, qui est peut-être réelle. On dit moins que le consommateur veut acheter de la viande de moins en moins cher. Bien sûr qu’il est favorable à l’achat de viande française. Bien sûr qu’il est favorable à ce que les prix soient relevés. Mais il prendra le produit le moins cher, même s’il vient d’Espagne. Est-ce de la duplicité ou de l’hypocrisie ? Non, c’est l’affirmation du réel sur l’étoffe des sentiments.

Emballage Amazon (Crédits Nic Taylor licence CC-BY-NC-ND 2.0)

On pourrait faire des lois pour obliger d’acheter français. On pourrait mettre des amendes aux clients qui se fournissent dans les supermarchés et non pas dans les commerces de centre-ville. On pourrait contraindre la société à se plier à celle dont on rêve et que l’on veut construire. On pourrait aussi obliger les Français à consommer du bœuf cinq fois par jour, en plus de leurs fruits et de leurs légumes. Et mettre des taxes sur le bœuf, pour créer un fond de réversion aux agriculteurs en crise. On pourrait taxer les fast-foods pour financer les restaurants étoilés. On pourrait indexer les impôts locaux sur le nombre d’achats réalisés avec Amazon, afin de soutenir le commerce de proximité.

C’est vrai qu’il y a encore des espaces de liberté dans lesquels les clients peuvent faire valoir leurs goûts et leurs prédilections. Ces espaces, l’État pourrait, devrait, les détruire, à coup de désherbant juridique. Le drame de la liberté, c’est qu’elle ne permet pas d’édifier la société dont on rêve. Le constructivisme doit d’abord déconstruire l’homme pour pouvoir le bâtir à son image. À l’image de celui qui a la main sur le robinet des décrets et des codes et qui, par le contrôle de cette fontaine législative, peut transformer l’onde pure de la liberté en eau frelatée de la servitude.


Article de Jean-Baptiste Noé dans CONTREPOINT du 27 juillet 2015

http://www.contrepoints.org/2015/07/27/215665-les-clients-tuent-les-commerces-de-proximite

 

Les clients tuent les commerces de proximité

Publié le 27 juillet 2015 dans Économie générale

Par Jean-Baptiste Noé

Consommation supermarché (Crédits Markus Schoepke, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Pourquoi toujours incriminer les grandes surfaces et les complots des ententes illicites ? Pourquoi penser que les commerces de proximité, les petits magasins des centres-villes, sont meilleurs que les grands ensembles commerciaux ? Si les supermarchés se développent, si les petits magasins ferment, c’est que les clients préfèrent les premiers et délaissent les autres. Ce sont les clients qui font vivre les magasins, ce que se refusent de reconnaître ceux qui ne comprennent pas que l’économie repose d’abord sur la liberté des individus. À moins de vouloir construire par la coercition une société idéale.

rené le honzec mort du petit commerceC’est tout le drame de l’aménagement urbain. Bien sûr la population aime les commerces des centres-villes. Elle veut des centres piétonniers, tellement plus agréables pour se promener, des boutiques qui, sans être luxueuses, ont de la tenue, des commerces de bouche où les étals sont beaux et variés, et les produits de qualité. Dans la pratique, les mêmes veulent pouvoir se garer facilement, ce qui exclut les zones piétonnières, avoir des produits au meilleur prix, et pouvoir trouver l’ensemble de ce dont ils ont besoin dans un seul et même magasin, sans avoir à additionner les crèmeries et les boucheries pour remplir leur caddie. On aime les commerces de proximité pour la convivialité qu’ils procurent ; mais on préfère faire ses achats sur internet, parce que cela fait gagner du temps, et que l’on y trouve plus facilement des produits variés et moins chers. Entre ce que l’on désire et ce pour quoi l’on opte, il y a un écart grandissant.

C’est ainsi que se développent les centres commerciaux. Plan De Campagne, la plus grande zone commerciale d’Europe, attire toujours autant. C’est tellement pratique de pouvoir se garer gratuitement, de tout trouver à portée de main, et de déambuler dans des endroits qui sont de plus en plus agréables. Les Quatre Temps, à la Défense, valent bien, pour le décor et l’ambiance générale, une rue quelconque de Paris. La consommation a ceci de terrible qu’elle révèle la réalité des choses. Dans la crise actuelle des éleveurs de bœufs et de cochons, on a vite fait de stipendier la responsabilité des distributeurs et leur cupidité, qui est peut-être réelle. On dit moins que le consommateur veut acheter de la viande de moins en moins cher. Bien sûr qu’il est favorable à l’achat de viande française. Bien sûr qu’il est favorable à ce que les prix soient relevés. Mais il prendra le produit le moins cher, même s’il vient d’Espagne. Est-ce de la duplicité ou de l’hypocrisie ? Non, c’est l’affirmation du réel sur l’étoffe des sentiments.

Emballage Amazon (Crédits Nic Taylor licence CC-BY-NC-ND 2.0)

On pourrait faire des lois pour obliger d’acheter français. On pourrait mettre des amendes aux clients qui se fournissent dans les supermarchés et non pas dans les commerces de centre-ville. On pourrait contraindre la société à se plier à celle dont on rêve et que l’on veut construire. On pourrait aussi obliger les Français à consommer du bœuf cinq fois par jour, en plus de leurs fruits et de leurs légumes. Et mettre des taxes sur le bœuf, pour créer un fond de réversion aux agriculteurs en crise. On pourrait taxer les fast-foods pour financer les restaurants étoilés. On pourrait indexer les impôts locaux sur le nombre d’achats réalisés avec Amazon, afin de soutenir le commerce de proximité.

C’est vrai qu’il y a encore des espaces de liberté dans lesquels les clients peuvent faire valoir leurs goûts et leurs prédilections. Ces espaces, l’État pourrait, devrait, les détruire, à coup de désherbant juridique. Le drame de la liberté, c’est qu’elle ne permet pas d’édifier la société dont on rêve. Le constructivisme doit d’abord déconstruire l’homme pour pouvoir le bâtir à son image. À l’image de celui qui a la main sur le robinet des décrets et des codes et qui, par le contrôle de cette fontaine législative, peut transformer l’onde pure de la liberté en eau frelatée de la servitude.

Nuit debout, une histoire à dormir debout

Je ne suis pas parisien et c’est au travers de différents reportage sur la toile que je me suis informé sur ce mouvement. Aucun doute, il y a beaucoup de ressemblances avec mai 68.

Je suis atterré par l’indigence des idées et du manque de réalisme des propositions. On sent un remontée de l’odeur putride des tristes individus nommés  Che Guevara, Mao ou Pol Pot dans les têtes de ceux qui risquent de conduire la France de demain. Si l’on se réfère à mai 68 et à certains événement plus proches, les dirigeants des mouvements sont devenus nos dirigeants, avec les résultats catastrophiques que l’on connait depuis 35 ans.

On peut être inquiet sur la santé mentale de ceux qui refusent de travailler et de payer un loyer. Ces petits trous du cul ne savent pas où conduisent leurs idées avariées. Un conseil allez donc faire un tour à Cuba, en Bolivie et mieux encore au Venezuela pour voir le résultat des principes que vous défendez. Si vous ne voulez pas travailler, qui va fabriquer et payer vos iPhone, vos logements, votre nourriture et votre santé ? Qui ?

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On voit là le résultat des cours d’économie ouvertement anti-capitaliste et d’une éducation nationale au service de la politique, en pleine concordance avec les gouvernements récents et actuel.

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Ces bandes d’énergumènes ne connaissent même pas l’histoire et les réalités du XX ème siècle. Il leur faut prendre à ceux qui travaillent pour que eux puissent vivre sans rien faire. L’idée de prendre aux rentiers est une idée moisie du XIX ème siècle, les rentiers d’aujourd’hui sont les retraités qui ont cotisé sur le fruit de leur travail pour avoir une pension.

On nous rabâche sans cesse que nous avons vécu la période faste des 30 glorieuses sans savoir ce qu’elle recouvre.

A la fin de la guerre, une grande partie des logements et des entreprises étaient détruits, il a fallu reconstruire. Cette période de progrès économique s’est faite par la travail (44 heures par semaines et 2 semaines de congés payés), y compris par ceux qui avaient fait la première guerre mondiale.

Le début de cette période, s’était la recherche d’un toit (pas un logement, un toit), les besoins de base étaient rationnés et obtenus en échange de tickets (ou le marché noir).

J’ai vécu cette période, et c’est en voyant mon père revenir de 48 heures de travail continu sur des matériels de déchargement des cargaisons de charbon des cargos que j’ai décidé de changer de niveau social par les études pour ne pas vivre comme lui.

Aujourd’hui les enfants gâtés se plaignent de leurs conditions de travail scolaire, mais j’ai connu les classes installées dans des baraquements, chauffés au charbon. C’est l’instituteur qui s’occupait de l’unique poêle de la classe. L’hiver l’encre était gelée dans les encriers, il fallait écrire avec des gants. Le collège était aussi installé dans des baraquements inconfortables cela ne nous a pas empêcher de travailler.

Je me demande comment nous avons survécu en primaire au rythme infernal de 5 jours de classe de 6 heures y compris le samedi, et aussi les horaires déments du lycée, 40 heures de cours (y compris le samedi jusqu’à 18 heures) plus 3 heures de devoir surveillé par semaine ! Les heures de cours faisaient réellement 1 heure de 60 minutes.

Toute notre enfance, les communiqués à la radio nous donnaient des informations sur la guerre d’Indochine, puis de la guerre d’Algérie. Le contingent engagé, ce qui veut dire que les jeunes se posaient la question de savoir si cette guerre allait durer et si ils seraient obligés de partir à leur tour au combat.

Pendant mes études, je travaillais chaque été pour compléter ma bourse, pas question d’aller glander en fumant des joints.

Ensuite s’était le service militaire, période où la France nous employait sans nous payer.

S’il était facile de trouver un job au début des années 70, les choses ont vite changé avec le premier choc pétrolier, puis l’arrivé de Mitterrand au pouvoir. Il a enterré les 30 glorieuses. Et bien non, ces années n’ont pas été un long fleuve tranquille.

Mitterrand a nationalisé les banques et les grandes sociétés. Quelques années plus tard les société en mauvais état ont été privatisées.

L’Etat, toujours aussi mauvais gestionnaire, a revendu moins cher que ce qu’il avait acheté, il y a perdu notre argent et l’endettement de l’Etat a débuté. La catastrophe économique commençait.

C’est ce que nos « nuits debout » voudraient appliquer de nouveau, en pire.

Je ne suis pas responsable du passif et de la situation actuelle, mais il ne s’est jamais présenté de candidats lors des élections capable d’inverser la tendance sauf un, Madelin, vite remis au placard par ses pairs.

Pour cette raison, j’ai souvent voté « blanc », mais la démagogie du pouvoir et l’achat des voix par des mesures d’exonération fiscales et de subventions n’ont pas permis aux gens raisonnables et conscients d’inverser la tendance.

Plus que les gens qui ont travaillé, ce sont surtout des profiteurs politiques, syndicalistes, hauts fonctionnaires qui se sont enrichis, et vous « Nuit Debout », ce que vous voulez c’est prolonger ce système inique à votre avantage. Non merci.

Maintenant,  retroussez vos manches te mettez vous au boulot, car il y a de toute évidence des choses que vous ignorez. Vous êtes archi-nuls en économie, en psychologie, en sciences.

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Je garde vos photos, je m’en souviendrai lorsque vous chercherez du travail.
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Ça me rappelle l’autogestion chère à Cohn Bendit et Rocard