En route vers les Parcs Américains

Merci à tous ceux qui sont venus m’écouter jeudi 5 avril au « Foyer » des Côtes d’Arey, malgré les difficultés de transport. Je pense particulièrement à ceux qui venaient de la région lyonnaise et qui ont affronté les embouteillages consécutifs à la grève SNCF. Continuer à lire … « En route vers les Parcs Américains »

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Mauvaises nouvelles

Nos gouvernants et journalistes s’excitent après la déclaration de notre Président de s’attaquer aux fausses informations « fake news » comme il le dit. Continuer à lire … « Mauvaises nouvelles »

Chères économies

Vienne va remplacer son éclairage public pour faire des économies d’énergie ici. Les dites économies étant financées en partie par ViennAgglo, donc financées par VOUS, habitants de Reventin-Vaugris. Vous allez seulement « bénéficier » des dépenses pas des « économies ». C’est la magie des subventions.

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Commentaires

Cela fait quelques jours que je voulais publier les commentaires qui suivent, mais mon matériel informatique en a décidé autrement avec des pannes successives. Pour des raisons de santé, j’ai manqué les deux premiers conseil municipaux de la nouvelle équipe, par contre j’étais présent à celui du 13 février.

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Science of stupid

Il existe une émission TV intitulée « Science of stupid ». L’émission démontre, à l’aide de vidéo gag, les conséquences de certaines lois physiques lorsqu’elles sont ignorées.

Il faut croire que nos politiques n’ont rien compris des expériences passées, ils recommencent le scénario des années 70, en imaginant que réduire la tension électrique va significativement réduire la consommation électrique. L’expérience montre que cela ne marche pas, mais il faut continuer. Ils sont prêts pour participer à l’émission.

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Brexit

Très clairement, si j’étais anglais j’aurais voté pour le Brexit. Notre liberté n’est plus en danger, nous n’avons plus de liberté. Nos dirigeants ne reconnaissent plus le suffrage universel, aussi bien Jean-Claude Junker (voir citation ci-dessus) que Nicolas Sarkozy qui a ignoré le referendum du 29 mai 2005 et fait ratifier le traité de Lisbonne par les députés et les sénateurs.

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Commerces de proximité

Les clients tuent les commerces de proximité

Publié le 27 juillet 2015 dans Économie générale

Par Jean-Baptiste Noé

Consommation supermarché (Crédits Markus Schoepke, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Pourquoi toujours incriminer les grandes surfaces et les complots des ententes illicites ? Pourquoi penser que les commerces de proximité, les petits magasins des centres-villes, sont meilleurs que les grands ensembles commerciaux ? Si les supermarchés se développent, si les petits magasins ferment, c’est que les clients préfèrent les premiers et délaissent les autres. Ce sont les clients qui font vivre les magasins, ce que se refusent de reconnaître ceux qui ne comprennent pas que l’économie repose d’abord sur la liberté des individus. À moins de vouloir construire par la coercition une société idéale.

rené le honzec mort du petit commerceC’est tout le drame de l’aménagement urbain. Bien sûr la population aime les commerces des centres-villes. Elle veut des centres piétonniers, tellement plus agréables pour se promener, des boutiques qui, sans être luxueuses, ont de la tenue, des commerces de bouche où les étals sont beaux et variés, et les produits de qualité. Dans la pratique, les mêmes veulent pouvoir se garer facilement, ce qui exclut les zones piétonnières, avoir des produits au meilleur prix, et pouvoir trouver l’ensemble de ce dont ils ont besoin dans un seul et même magasin, sans avoir à additionner les crèmeries et les boucheries pour remplir leur caddie. On aime les commerces de proximité pour la convivialité qu’ils procurent ; mais on préfère faire ses achats sur internet, parce que cela fait gagner du temps, et que l’on y trouve plus facilement des produits variés et moins chers. Entre ce que l’on désire et ce pour quoi l’on opte, il y a un écart grandissant.

C’est ainsi que se développent les centres commerciaux. Plan De Campagne, la plus grande zone commerciale d’Europe, attire toujours autant. C’est tellement pratique de pouvoir se garer gratuitement, de tout trouver à portée de main, et de déambuler dans des endroits qui sont de plus en plus agréables. Les Quatre Temps, à la Défense, valent bien, pour le décor et l’ambiance générale, une rue quelconque de Paris. La consommation a ceci de terrible qu’elle révèle la réalité des choses. Dans la crise actuelle des éleveurs de bœufs et de cochons, on a vite fait de stipendier la responsabilité des distributeurs et leur cupidité, qui est peut-être réelle. On dit moins que le consommateur veut acheter de la viande de moins en moins cher. Bien sûr qu’il est favorable à l’achat de viande française. Bien sûr qu’il est favorable à ce que les prix soient relevés. Mais il prendra le produit le moins cher, même s’il vient d’Espagne. Est-ce de la duplicité ou de l’hypocrisie ? Non, c’est l’affirmation du réel sur l’étoffe des sentiments.

Emballage Amazon (Crédits Nic Taylor licence CC-BY-NC-ND 2.0)

On pourrait faire des lois pour obliger d’acheter français. On pourrait mettre des amendes aux clients qui se fournissent dans les supermarchés et non pas dans les commerces de centre-ville. On pourrait contraindre la société à se plier à celle dont on rêve et que l’on veut construire. On pourrait aussi obliger les Français à consommer du bœuf cinq fois par jour, en plus de leurs fruits et de leurs légumes. Et mettre des taxes sur le bœuf, pour créer un fond de réversion aux agriculteurs en crise. On pourrait taxer les fast-foods pour financer les restaurants étoilés. On pourrait indexer les impôts locaux sur le nombre d’achats réalisés avec Amazon, afin de soutenir le commerce de proximité.

C’est vrai qu’il y a encore des espaces de liberté dans lesquels les clients peuvent faire valoir leurs goûts et leurs prédilections. Ces espaces, l’État pourrait, devrait, les détruire, à coup de désherbant juridique. Le drame de la liberté, c’est qu’elle ne permet pas d’édifier la société dont on rêve. Le constructivisme doit d’abord déconstruire l’homme pour pouvoir le bâtir à son image. À l’image de celui qui a la main sur le robinet des décrets et des codes et qui, par le contrôle de cette fontaine législative, peut transformer l’onde pure de la liberté en eau frelatée de la servitude.


Article de Jean-Baptiste Noé dans CONTREPOINT du 27 juillet 2015

http://www.contrepoints.org/2015/07/27/215665-les-clients-tuent-les-commerces-de-proximite

 

Les clients tuent les commerces de proximité

Publié le 27 juillet 2015 dans Économie générale

Par Jean-Baptiste Noé

Consommation supermarché (Crédits Markus Schoepke, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Pourquoi toujours incriminer les grandes surfaces et les complots des ententes illicites ? Pourquoi penser que les commerces de proximité, les petits magasins des centres-villes, sont meilleurs que les grands ensembles commerciaux ? Si les supermarchés se développent, si les petits magasins ferment, c’est que les clients préfèrent les premiers et délaissent les autres. Ce sont les clients qui font vivre les magasins, ce que se refusent de reconnaître ceux qui ne comprennent pas que l’économie repose d’abord sur la liberté des individus. À moins de vouloir construire par la coercition une société idéale.

rené le honzec mort du petit commerceC’est tout le drame de l’aménagement urbain. Bien sûr la population aime les commerces des centres-villes. Elle veut des centres piétonniers, tellement plus agréables pour se promener, des boutiques qui, sans être luxueuses, ont de la tenue, des commerces de bouche où les étals sont beaux et variés, et les produits de qualité. Dans la pratique, les mêmes veulent pouvoir se garer facilement, ce qui exclut les zones piétonnières, avoir des produits au meilleur prix, et pouvoir trouver l’ensemble de ce dont ils ont besoin dans un seul et même magasin, sans avoir à additionner les crèmeries et les boucheries pour remplir leur caddie. On aime les commerces de proximité pour la convivialité qu’ils procurent ; mais on préfère faire ses achats sur internet, parce que cela fait gagner du temps, et que l’on y trouve plus facilement des produits variés et moins chers. Entre ce que l’on désire et ce pour quoi l’on opte, il y a un écart grandissant.

C’est ainsi que se développent les centres commerciaux. Plan De Campagne, la plus grande zone commerciale d’Europe, attire toujours autant. C’est tellement pratique de pouvoir se garer gratuitement, de tout trouver à portée de main, et de déambuler dans des endroits qui sont de plus en plus agréables. Les Quatre Temps, à la Défense, valent bien, pour le décor et l’ambiance générale, une rue quelconque de Paris. La consommation a ceci de terrible qu’elle révèle la réalité des choses. Dans la crise actuelle des éleveurs de bœufs et de cochons, on a vite fait de stipendier la responsabilité des distributeurs et leur cupidité, qui est peut-être réelle. On dit moins que le consommateur veut acheter de la viande de moins en moins cher. Bien sûr qu’il est favorable à l’achat de viande française. Bien sûr qu’il est favorable à ce que les prix soient relevés. Mais il prendra le produit le moins cher, même s’il vient d’Espagne. Est-ce de la duplicité ou de l’hypocrisie ? Non, c’est l’affirmation du réel sur l’étoffe des sentiments.

Emballage Amazon (Crédits Nic Taylor licence CC-BY-NC-ND 2.0)

On pourrait faire des lois pour obliger d’acheter français. On pourrait mettre des amendes aux clients qui se fournissent dans les supermarchés et non pas dans les commerces de centre-ville. On pourrait contraindre la société à se plier à celle dont on rêve et que l’on veut construire. On pourrait aussi obliger les Français à consommer du bœuf cinq fois par jour, en plus de leurs fruits et de leurs légumes. Et mettre des taxes sur le bœuf, pour créer un fond de réversion aux agriculteurs en crise. On pourrait taxer les fast-foods pour financer les restaurants étoilés. On pourrait indexer les impôts locaux sur le nombre d’achats réalisés avec Amazon, afin de soutenir le commerce de proximité.

C’est vrai qu’il y a encore des espaces de liberté dans lesquels les clients peuvent faire valoir leurs goûts et leurs prédilections. Ces espaces, l’État pourrait, devrait, les détruire, à coup de désherbant juridique. Le drame de la liberté, c’est qu’elle ne permet pas d’édifier la société dont on rêve. Le constructivisme doit d’abord déconstruire l’homme pour pouvoir le bâtir à son image. À l’image de celui qui a la main sur le robinet des décrets et des codes et qui, par le contrôle de cette fontaine législative, peut transformer l’onde pure de la liberté en eau frelatée de la servitude.