Questionnaire commerce multi-services

Notre Conseil Municipal nous a transmis un questionnaire il y a quelques semaines concernant la création dans notre village d’un commerce dit multi-services. Cette question se pose depuis plusieurs années, à l’initiative des nostalgiques du bon temps passé.

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Chères économies

Vienne va remplacer son éclairage public pour faire des économies d’énergie ici. Les dites économies étant financées en partie par ViennAgglo, donc financées par VOUS, habitants de Reventin-Vaugris. Vous allez seulement « bénéficier » des dépenses pas des « économies ». C’est la magie des subventions.

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Commentaires

Cela fait quelques jours que je voulais publier les commentaires qui suivent, mais mon matériel informatique en a décidé autrement avec des pannes successives. Pour des raisons de santé, j’ai manqué les deux premiers conseil municipaux de la nouvelle équipe, par contre j’étais présent à celui du 13 février.

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Charte de développement commercial 2015 2019

Notre Conseil Municipal a voté l’adhésion de la commune à la Charte de développement commercial 2015 / 2016 du Pays Viennois.

L’intitulé de cette charte qui veut dynamiser le commerce de centre ville commence par donner une date d’application déjà dans le passé (2015 / 2019), mauvais point pour une action qui se veut dynamique !

Je n’ai pas trouvé le texte de cette charte en ligne, mais la présentation faite le 31 mars 2016 dans l’Essor par Madame Sévim Sonmez, suffit à comprendre l’esprit de cette charte (1).

« C’est à travers une charte que ViennAgglo veut coordonner et maîtriser le développement commercial du territoire ».

Si à la rigueur on peut comprendre la coordination, la maîtrise du développement est une entrave à la liberté d’entreprendre (pourquoi favoriser telle activité plutôt que telle autre?) et une atteinte au droit fondamental de la propriété (je possède ou je loue un local, j’ai le droit d’en jouir comme je l’entends).

« En 2008, ViennAgglo a rédigé sa première charte de développement commercial qui a été signée par les 18 communes. »

Avec quels résultats et quels coûts ? Je n’est pas trouvé le bilan en ligne de cette action.

« Ensuite, en 2013, elle a mené une enquête ménage afin d’analyser les changements des habitudes de consommation de la population du Pays viennois et ainsi en dresser un diagnostic du commerce de son territoire. »

Résultats ?

« A l’heure où les habitudes de consommations changent, où le panier moyen a tendance à baisser et où l’économie est de rigueur favorisant ainsi les achats en grandes surfaces, le soutien au commerce de proximité devient indispensable pour que les centres-villes et villages conservent leur dynamisme. Cette charte permet de mailler intelligemment le territoire, tout en permettant aussi de maîtriser le développement commercial des sites à enjeux comme les zones commerciales. »

Ce paragraphe explique très bien pourquoi les clients préfèrent les grandes surfaces, ils y trouvent leur compte en terme de prix et de temps passé. Le soutien aux commerces de proximité consiste à prélever sur le budget des contribuables de l’argent pour soutenir des commerces de proximité de centre ville et villages que les clients désertent ? Où est l’avantage pour le client ? La double peine, des impôts supplémentaires et des produits plus chers !

Le maillage intelligent du territoire, c’est celui que choisissent les clients, c’est celui qui correspond à leurs besoins. Par quel miracle l’administration connaîtrait-elle mieux qu’eux leurs désirs et leurs besoins ? Le développement des zones commerciales n’est pas subi, il est le résultat du comportement des consommateurs. Ne subsistent que les commerces rentables, répondant aux attentes des clients, les autres ferment sauf aide malvenue des pouvoirs publics.

Elle constitue également une base de travail pour l’élaboration des documents d’urbanisme communaux, des révisions de Plu (plan local d’urbanisme) mais également pour le volet commercial des Scot », explique Sylvain Laignel, vice-président en charge de l’économie à ViennAgglo.

Le grand retour de la planification à l’échelle locale et nationale. Tout le monde connait le grand succès de ce concept en URSS et en France (Concorde, plan calcul, suivez le bœuf). Quant à l’utilité de ces documents, à part la satisfaction des fonctionnaires et d’élus d’avoir un peu plus d’emprise sur les citoyens, ils sont une perte de liberté. A peine publié, le PLU de Reventin-Vaugris est caduque, le projet d’entrée d’autoroute n’ayant pas été anticipé dans le plan.

« Avec pour objectif de « maintenir une offre commerciale organisée et non concurrentielle », chaque pôle commerciale (sic)a été étudié et des recommandations établies. »

Ceci est une erreur fondamentale, le meilleur emplacement pour un commerce se situe au plus près de ses concurrents. Le dirigeant de la chaîne de Fast Food « Nabab Kebab » a pour politique de s’établir au plus près de son principal concurrent Mc Donald, et ça marche !

Une offre non concurrentielle est un monopole. Cette situation est contraire à la politique de l’Union Européenne de développement des marchés. La conséquence directe est une baisse de la qualité de l’offre et une augmentation des prix.

Nous avons tous constaté, comme consommateurs, les bénéfices de la concurrence lors de la création de Free dans les Télécom. Toutes les société ont baissé leurs prix pour des offres toujours plus performantes.

« En 2013, ViennAgglo comptait 67 976 habitants avec une zone de chalandise composée de 150 000 habitants. Plus de 75 % de la zone de chalandise globale était situé à Vienne qui concentrait environ 55 % de l’offre. Raison pour laquelle l’axe 2 de la stratégie de développement commercial de ViennAgglo préconise de renforcer l’attractivité du centre-ville de Vienne.

Pour ma part j’évite le plus possible de me rendre à Vienne pour plusieurs raisons :

  • manque de places de parking, prix des parkings et politique oppressive de contraventions.
  • prix plus élevé que dans les centres commerciaux et sur Internet.
  • manque de stocks.
  • offre insuffisante en ameublement et électroménager.
  • perte de temps.

L’axe 1 étant naturellement de maintenir le commerce de proximité dans toutes les communes au plus près des populations. »

Pourquoi faut-il maintenir un commerce de proximité ? Cela n’a rien de naturel, puisque les clients vont ailleurs et que les commerces de centre ville périclitent. Ne serait-il pas plus judicieux de prendre acte de cet état de fait et d’aménager les centres ville en conséquence.

Personnellement je n’ai pas besoin de commerces de proximité car :

  • J’utilise depuis longtemps une banque en ligne.
  • J’utilise La Poste le moins possible au profit des solutions « en ligne ». Les horaires sont trop restrictifs et les prix trop élevés.
  • Les magasins de bricolages sont hors les murs.
  • L’alimentaire offert par les grandes et moyennes surfaces satisfont mes besoins à moindre coût et rapidement.
  • Je commande de plus en plus sur Internet, je suis livré à domicile.

 

 

« On en revient toujours à cette même question : si l’entreprise est viable, pourquoi y mettre de l’argent public ? Et si l’entreprise n’est plus viable, pourquoi y mettre de l’argent public ? »

Margaret Tatcher

 


1 /   http://lessor.fr/viennagglo-actualise-sa-charte-de-developpement-commercial-14102.html


Pour ne savoir plus :

https://www.contrepoints.org/2016/05/14/252826-ce-quon-ne-voit-pas-est-plus-important-que-ce-quon-voit?utm_source=dlvr.it&utm_medium=SOCIAL&utm_campaign=Twitter-automation

 

Commerces de proximité

Les clients tuent les commerces de proximité

Publié le 27 juillet 2015 dans Économie générale

Par Jean-Baptiste Noé

Consommation supermarché (Crédits Markus Schoepke, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Pourquoi toujours incriminer les grandes surfaces et les complots des ententes illicites ? Pourquoi penser que les commerces de proximité, les petits magasins des centres-villes, sont meilleurs que les grands ensembles commerciaux ? Si les supermarchés se développent, si les petits magasins ferment, c’est que les clients préfèrent les premiers et délaissent les autres. Ce sont les clients qui font vivre les magasins, ce que se refusent de reconnaître ceux qui ne comprennent pas que l’économie repose d’abord sur la liberté des individus. À moins de vouloir construire par la coercition une société idéale.

rené le honzec mort du petit commerceC’est tout le drame de l’aménagement urbain. Bien sûr la population aime les commerces des centres-villes. Elle veut des centres piétonniers, tellement plus agréables pour se promener, des boutiques qui, sans être luxueuses, ont de la tenue, des commerces de bouche où les étals sont beaux et variés, et les produits de qualité. Dans la pratique, les mêmes veulent pouvoir se garer facilement, ce qui exclut les zones piétonnières, avoir des produits au meilleur prix, et pouvoir trouver l’ensemble de ce dont ils ont besoin dans un seul et même magasin, sans avoir à additionner les crèmeries et les boucheries pour remplir leur caddie. On aime les commerces de proximité pour la convivialité qu’ils procurent ; mais on préfère faire ses achats sur internet, parce que cela fait gagner du temps, et que l’on y trouve plus facilement des produits variés et moins chers. Entre ce que l’on désire et ce pour quoi l’on opte, il y a un écart grandissant.

C’est ainsi que se développent les centres commerciaux. Plan De Campagne, la plus grande zone commerciale d’Europe, attire toujours autant. C’est tellement pratique de pouvoir se garer gratuitement, de tout trouver à portée de main, et de déambuler dans des endroits qui sont de plus en plus agréables. Les Quatre Temps, à la Défense, valent bien, pour le décor et l’ambiance générale, une rue quelconque de Paris. La consommation a ceci de terrible qu’elle révèle la réalité des choses. Dans la crise actuelle des éleveurs de bœufs et de cochons, on a vite fait de stipendier la responsabilité des distributeurs et leur cupidité, qui est peut-être réelle. On dit moins que le consommateur veut acheter de la viande de moins en moins cher. Bien sûr qu’il est favorable à l’achat de viande française. Bien sûr qu’il est favorable à ce que les prix soient relevés. Mais il prendra le produit le moins cher, même s’il vient d’Espagne. Est-ce de la duplicité ou de l’hypocrisie ? Non, c’est l’affirmation du réel sur l’étoffe des sentiments.

Emballage Amazon (Crédits Nic Taylor licence CC-BY-NC-ND 2.0)

On pourrait faire des lois pour obliger d’acheter français. On pourrait mettre des amendes aux clients qui se fournissent dans les supermarchés et non pas dans les commerces de centre-ville. On pourrait contraindre la société à se plier à celle dont on rêve et que l’on veut construire. On pourrait aussi obliger les Français à consommer du bœuf cinq fois par jour, en plus de leurs fruits et de leurs légumes. Et mettre des taxes sur le bœuf, pour créer un fond de réversion aux agriculteurs en crise. On pourrait taxer les fast-foods pour financer les restaurants étoilés. On pourrait indexer les impôts locaux sur le nombre d’achats réalisés avec Amazon, afin de soutenir le commerce de proximité.

C’est vrai qu’il y a encore des espaces de liberté dans lesquels les clients peuvent faire valoir leurs goûts et leurs prédilections. Ces espaces, l’État pourrait, devrait, les détruire, à coup de désherbant juridique. Le drame de la liberté, c’est qu’elle ne permet pas d’édifier la société dont on rêve. Le constructivisme doit d’abord déconstruire l’homme pour pouvoir le bâtir à son image. À l’image de celui qui a la main sur le robinet des décrets et des codes et qui, par le contrôle de cette fontaine législative, peut transformer l’onde pure de la liberté en eau frelatée de la servitude.


Article de Jean-Baptiste Noé dans CONTREPOINT du 27 juillet 2015

http://www.contrepoints.org/2015/07/27/215665-les-clients-tuent-les-commerces-de-proximite

 

Les clients tuent les commerces de proximité

Publié le 27 juillet 2015 dans Économie générale

Par Jean-Baptiste Noé

Consommation supermarché (Crédits Markus Schoepke, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Pourquoi toujours incriminer les grandes surfaces et les complots des ententes illicites ? Pourquoi penser que les commerces de proximité, les petits magasins des centres-villes, sont meilleurs que les grands ensembles commerciaux ? Si les supermarchés se développent, si les petits magasins ferment, c’est que les clients préfèrent les premiers et délaissent les autres. Ce sont les clients qui font vivre les magasins, ce que se refusent de reconnaître ceux qui ne comprennent pas que l’économie repose d’abord sur la liberté des individus. À moins de vouloir construire par la coercition une société idéale.

rené le honzec mort du petit commerceC’est tout le drame de l’aménagement urbain. Bien sûr la population aime les commerces des centres-villes. Elle veut des centres piétonniers, tellement plus agréables pour se promener, des boutiques qui, sans être luxueuses, ont de la tenue, des commerces de bouche où les étals sont beaux et variés, et les produits de qualité. Dans la pratique, les mêmes veulent pouvoir se garer facilement, ce qui exclut les zones piétonnières, avoir des produits au meilleur prix, et pouvoir trouver l’ensemble de ce dont ils ont besoin dans un seul et même magasin, sans avoir à additionner les crèmeries et les boucheries pour remplir leur caddie. On aime les commerces de proximité pour la convivialité qu’ils procurent ; mais on préfère faire ses achats sur internet, parce que cela fait gagner du temps, et que l’on y trouve plus facilement des produits variés et moins chers. Entre ce que l’on désire et ce pour quoi l’on opte, il y a un écart grandissant.

C’est ainsi que se développent les centres commerciaux. Plan De Campagne, la plus grande zone commerciale d’Europe, attire toujours autant. C’est tellement pratique de pouvoir se garer gratuitement, de tout trouver à portée de main, et de déambuler dans des endroits qui sont de plus en plus agréables. Les Quatre Temps, à la Défense, valent bien, pour le décor et l’ambiance générale, une rue quelconque de Paris. La consommation a ceci de terrible qu’elle révèle la réalité des choses. Dans la crise actuelle des éleveurs de bœufs et de cochons, on a vite fait de stipendier la responsabilité des distributeurs et leur cupidité, qui est peut-être réelle. On dit moins que le consommateur veut acheter de la viande de moins en moins cher. Bien sûr qu’il est favorable à l’achat de viande française. Bien sûr qu’il est favorable à ce que les prix soient relevés. Mais il prendra le produit le moins cher, même s’il vient d’Espagne. Est-ce de la duplicité ou de l’hypocrisie ? Non, c’est l’affirmation du réel sur l’étoffe des sentiments.

Emballage Amazon (Crédits Nic Taylor licence CC-BY-NC-ND 2.0)

On pourrait faire des lois pour obliger d’acheter français. On pourrait mettre des amendes aux clients qui se fournissent dans les supermarchés et non pas dans les commerces de centre-ville. On pourrait contraindre la société à se plier à celle dont on rêve et que l’on veut construire. On pourrait aussi obliger les Français à consommer du bœuf cinq fois par jour, en plus de leurs fruits et de leurs légumes. Et mettre des taxes sur le bœuf, pour créer un fond de réversion aux agriculteurs en crise. On pourrait taxer les fast-foods pour financer les restaurants étoilés. On pourrait indexer les impôts locaux sur le nombre d’achats réalisés avec Amazon, afin de soutenir le commerce de proximité.

C’est vrai qu’il y a encore des espaces de liberté dans lesquels les clients peuvent faire valoir leurs goûts et leurs prédilections. Ces espaces, l’État pourrait, devrait, les détruire, à coup de désherbant juridique. Le drame de la liberté, c’est qu’elle ne permet pas d’édifier la société dont on rêve. Le constructivisme doit d’abord déconstruire l’homme pour pouvoir le bâtir à son image. À l’image de celui qui a la main sur le robinet des décrets et des codes et qui, par le contrôle de cette fontaine législative, peut transformer l’onde pure de la liberté en eau frelatée de la servitude.