Chères économies

Vienne va remplacer son éclairage public pour faire des économies d’énergie ici. Les dites économies étant financées en partie par ViennAgglo, donc financées par VOUS, habitants de Reventin-Vaugris. Vous allez seulement « bénéficier » des dépenses pas des « économies ». C’est la magie des subventions.

Cette idée fixe de faire de Vienne une ville championne de « l’autoconsommation électrique » coûte cher à une ville dont les finances ne sont pas des plus brillantes. Les habitants de Reventin-Vaugris financent cette lubie alors que la centrale hydroélectrique sur leur territoire les rend très très largement RÉELLEMENT autosuffisants.

Petit calcul rapide

  • 1ère étape remplacement de 310 luminaires pour 310 000 + 145 000 = 455 000 €.
  • 2ème étape remplacement de 515 luminaires pour 515 000 €.
  • Coût moyen du remplacement des 825 luminaires 1175 €.
  • Coût total pour 4060 luminaires 4 777 400 €.
  • L’économie espérée est de 200 000 € par an.
  • L’installation sera donc remboursée en 4 777 400 / 200 000 = 23,9 ans.

Vous êtes convaincu de la pertinence de cette dépense ? J’espère que non, car ce calcul est extrêmement optimiste, pendant ces 23,9 années il faudra entretenir les luminaires et les pièces détachées ne seront plus fabriquées bien avant cette échéance. Il faut certainement remplacer des points d’éclairage vétustes, mais surement pas la totalité des équipements pour de mauvaises raisons de fausses économies d’énergie.

Donc en résumé, nous allons dépenser 5 000 000 € pour diviser par 2 la facture d’électricité, mais dans le même temps cette décision aura pour effet indirect de multiplier par 2 le coût de cette électricité. Super !!

 

L’article cité (ici) parle d’autosuffisance électrique, c’est à dire une production locale au moins égale à la consommation, d’où le projet d’installer des panneaux photovoltaïques sur tous les bâtiments municiapaux.

1/ Chacun sait que les panneaux photovoltaïques produisent de l’électricité LE JOUR et L’ÉTÉ, alors que l’éclairage public fonctionne LA NUIT et L’HIVER, ce qui pose un problème évident que ne semble pas à la portée de TOUS.

Il faut donc stocker l’électricité (avec des batterie par exemple), ou bien utiliser d’autres sources d’énergie qui ne vont fonctionner que la nuit. En général ce sont des moteurs diesel, des turbine gaz ou des centrales au charbon.

Pour produire la même quantité d’électricité il faut donc construire 2 installations qui vont fonctionner en alternance et doubler le prix de l’électricité, c’est ce qui c’est produit en Allemagne.

Le coût de ces équipements de secours n’apparaît pas dans mon calcul ci dessus, puisqu’ils seront construits ailleurs par EDF, mais il apparaîtra sous forme de majoration du coût de l’électricité. Nous, habitants de Reventin, nous allons donc payer 2 fois une installation dont nous ne tirons aucun bénéfice, une fois par l’intermédiaire des subventions et une autre fois avec notre facture d’électricité.

Le calcul des économies dans le cadre de la transition énergétique est toujours un marché de dupes.

2/ Vienne va donc s’équiper « gratuitement » via un contrat avec la société SUBSOL et récupérer « gratuitement » les installations dans 26 ans. Il parait que la durée de vie des équipements de 50 ans.

Malheureusement, ces équipements seront complètement obsolètes avant la fin du contrat, il sera impossible de trouver des pièces détachées. Après 26 ans, il faudra les détruire. Les décisionnaires, eux, ne seront plus là. La durée de vie d’un onduleur (l’équipement qui transforme le courant continu des cellules photovoltaïque continu en courant alternatif du réseau) est de l’ordre de 10 ans et celle des panneaux de 25 ans. Le chiffre de 50 ans de l’articles est un pur fantasme. Nul ne peut savoir ce que sera l’électronique dans 25 ans et faire des prévisions fiables à aussi long terme**.

3/ Il est question de construire des mini centrales sur le Gère. Est-ce le rôle d’une administration locale de piloter la production électrique ? Ce type de décision me rappelle celle de Mao dans le cadre du Grand Bon en Avant. Il avait décidé que chacun devait produire de l’acier dans un mini-four dans son jardin. L’entreprise s’était terminée en eau de boudin, par un gaspillage des ressources et de l’acier inutilisable.

Disperser les compétences et nier les économies d’échelle conduit toujours au désastre pour les citoyens.


** Pour ceux qui l’ignorent, j’ai un diplôme d’ingénieur en électronique et j’ai travaillé plusieurs années dans le domaine des onduleurs et de les alimentations de secours.

 

 

 

 

 

 

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Auteur : Daniel

Sur ce site, je vais publier mes réflexions sur la vie locale, nationale et plus, en fonction de l'actualité.

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